lundi 31 décembre 2012

ce qu on veutr au juste prix

Commerce
Ce qu’on veut au juste prix
La vente des produits nés de la récupération prospère dans les villes camerounaises.
Il est 16 heures  ce mercredi 06 novembre 2012 à Tsinga, capitale de la ferraille dans la ville de Yaoundé. Des messieurs font des va-et-vient dans un entrepôt de récupération. Ils sont tous à la recherche d’une pièce qu’ils ne peuvent trouver nulle part ailleurs que dans cette casse. «J’avais besoin d’un tube d’acier de 50 centimètres. En quincaillerie, on vend ce tube en mètre et il coute 10.000fcfa alors qu’ici avec  3500 F CFA je m’offre juste ce dont j’ai besoin», confie Richard B, un soudeur. Comme lui, de nombreuses personnes en quête de pièces de rechange pour leur machine ou pour leur bricolage viennent se ravitailler dans ces quincailleries d’un autre genre. «Nous vendons tout ce dont on peu avoir besoin. Antivols, fer à béton, barres d’acier, boulons et pièces de machines industrielles… tout y est pour vos réparations», confie Maurice, un habitant du coin.
Non loin de cet entrepôt à ciel ouvert, se dresse une usine de fabrication d’appareils servant à l’agriculture ou à l’élevage industriel.  Plieuse à tôles, pressoir à huile, moulins... sortent de cette fabrique toutes les semaines. Ici la plieuse qui se vend dans les grandes surfaces à six millions de F CFA se vend à la somme de cinq cent mille F CFA. Un ouf de soulagement pour les petites et moyennes entreprises qui courent vers ces usines pour passer des commandes. « Avec  le chiffre d’affaire de ma palmeraie je ne peux pas me permettre d’importer une machine. Je viens donc ici pour  acheter des machines qui conviennent a mon prix tout en respectant les normes internationales », confie Moise Mboua, agriculteur.
Dans les marchés, les «macocotes» (marmites fabriqués dans les fonderies artisanales) ont le droit de citer. Au marché central de Douala par exemple, une trentaine de boutiques est consacrée au commerce de cet ustensile fortement présent dans les cuisines camerounaises. Selon Ibrahim, commerçant, les ménagères préfèrent ces marmites parce qu’elles ont une durée de vie plus longue que celle des marmites importées. « Je préfère les macocotes parce qu’elles ne sont pas chères et en plus de cela,  j’ai la possibilité de les personnaliser (on peut y graver son nom [Ndlr])», Madeleine Doumbè, ménagère. Toutefois, si ces cocottes artisanales coûtent à l'achat moitié moins cher que les cocottes importées, on ne garantit pas que le métal recyclé soit à 100% de l'aluminium.
P.M.M.

Aucun commentaire :

Enregistrer un commentaire