lundi 31 décembre 2012

Chasse à la ferraille
Une menace pour les populations et le développement local
La ruée vers les métiers de la ferraillerie est perçue comme une menace pour les populations et  pour le développement local. Il est très fréquent que de jeunes ferrailleurs peu scrupuleux volent les chaînages des bâtiments en construction pour vendre les barres de fer. D’autres n’hésitent pas à voler des pièces de la voie ferrée ou à s’introduire dans des maisons à la recherche de ferraille. Mais s’il y a une attitude qui ulcère au plus haut point les populations de certains quartiers des métropoles camerounaises, c’est le fait que des ferrailleurs poussent l’outrecuidance jusqu’à dévisser toutes les plaques tombales dans les cimetières, mais aussi le fait qu’ils coupent les fils de téléphone et dévissent les lampadaires qui éclairent les villes dans la nuit. Ces voleurs réduisent en ferraille les lampions après les avoir fait tomber et les vendent dans le circuit qui est en passe de devenir une véritable mafia. Une situation qui est l’origine de nombre de problèmes entre les grossistes et les forces de l’ordre. « Il arrive que des ferrailleurs aient maille à partir avec la justice parce qu’il est fréquent qu’ils achètent de la ferraille sans avoir les papiers de garantie», confie Raoul, propriétaire d’un dépôt.  Ces «chasseurs de métaux » ont au moins le mérite de débarrasser les rues, les marchés, les ateliers métalliques et de tôlerie de tout objet en fer encombrant. Et il est très rare de trouver un semblant de fil en fer, de pot de conserve et d’ustensiles de cuisine hors d’usage dans les poubelles ou les dépotoirs de la cité dans la ville aux sept collines. 
P.M. M.

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