Vendus en
moyenne à 180.000 F Cfa la tonne, ces matériaux de récupération constituent un
véritable pilier de l’économie camerounaise
Jadis reléguée
au second plan, la ferraille voit aujourd’hui
le nombre de ses adhérents grossir. Une situation qui s’explique par le
chômage chronique dans le pays, mais surtout par la disponibilité de cette
nouvelle matière première dans les métropoles camerounaises.
La grande casse
située sur la nouvelle route Bessengue, l'un des principaux marchés de la
ferraille à Douala illustre bien
l’ampleur de l’activité. Dans cet entrepôt à ciel ouvert, des centaines de
jeunes ont fait du commerce de «la ferraille haut de gamme», une raison de
vivre. Frédérique, une des vendeuses de
ces matériaux, renseigne sur leur provenance : «nous nous approvisionnons dans
les aciéries et dans toutes les sociétés qui décident de se débarrasser d'un
matériel vétuste ou dans le cadre de son renouvellement». Mais avant tout achat
auprès de ces entreprises, «il faut au préalable prendre les mesures et dimensions
des matériaux sollicités. En plus, le paiement de la ferraille ne se fait qu'en
fonction du nombre de tonne et non en kg comme c'est le cas avec la petite
ferraille», précise-t-elle.
Sur le marché
local le prix de la ferraille est instable. Il varie en fonction de la valeur
du métal, indiquent ces vendeurs. Toutefois en ce moment, il faut
débourser une somme entre 120.000 Fcfa
et 180.000 Fcfa pour se procurer une tonne de ferrailles. En ce qui concerne la
vente en détail, au lieu-dit «nouvelle route Bessengue»,
le prix des pièces est fixé en fonction de leur calibre et de leur valeur.
Cependant, les charges liées à la manutention, à la location du camion pour le
transport de la ferraille, ainsi qu'au chargement et déchargement dudit camion
sont importantes. Il faut disposer d'au moins, 2.000.000 Fcfa pour se lancer
dans cette activité, précisent Ibrahim un ferrailleur. Leurs principaux clients
sont entre autres les soudeurs, les promoteurs de grands garages de
construction métalliques, les entreprises de sidérurgie et de métallurgie.
Même si les
bénéfices de ces vendeurs ne nous ont pas été révélés, ils reconnaissent
néanmoins que, l'activité nourrit son homme en fonction des saisons.
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