lundi 31 décembre 2012

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BAGOUTOU DJEMBE
« Il n’existe pas de problème entre le Minimidt et le Synefcam »
Le directeur de la production industrielle parle du différend qui existe entre le ministère de l’Industrie, des Mines et du Développement technologique.
Quelle est la politique  mise sur pied par le ministère pour développer le secteur de la sidérurgie et de la métallurgie ?
Pour assurer le développement de ce secteur, une procédure de création des établissements d’exploitations de la ferraille a été mise sur pieds.  Il y a ce qu’on appelle les entrepôts de stockage qui sont des établissements classés dangereux, insalubres et incommodes. Et donc il y a risque de contamination. Alors pour créer un entrepôt, il  vous faut un certificat de conformité signé par le ministère de l’environnement accompagné d’un agrément que le Minimidt délivre. Sur le terrain, nous travaillons avec nos services déconcentrés. Nous avons par exemple le service général de sécurisation qui est notre œil au port de Douala. Les fonderies industrielles ont des cahiers de charge bien définis : soit un agrément de zone franche qui ouvre les portes uniquement au marché extérieur, soit un agrément local pour écouler sur le marché interne.

Il y a deux ans, le ministre Badel NDANGA NDINGA signait deux arrêtés portant interdiction de l’exportation de la ferraille. Cet arrêté n’a pas rencontré l’adhésion du Syndicat qui a exprimé son mécontentement en introduisant une plainte auprès de la cour suprême. Où en êtes-vous avec cette affaire ?
Il n’existe pas de problème entre le Minidt et le Synefcam. Notre ministère n’est jamais allé en justice.  En fait, le ministre a pris ces décisions pour deux principales raisons : il s’agit premièrement de fournir la matière première aux fonderies locales. Et aussi d’éviter des actes de vandalisme des biens publics. On a vu ça à Mbalmayo avec les chemins de fer, à Bafoussam avec les rouleaux de câbles électriques.   Avant que le ministre ne signe, ils (exploitants) faisaient ces choses parce que ça leur rapportait de l’argent. Or on en a besoin ici. Bon, ils ont décidé d’aller se plaindre. Mais le Premier ministre s’est saisi de l’affaire. Et c’est ainsi qu’il a signé le 23 mars 2010, une décision demandant au ministre de l’industrie d’appliquer strictement les mesures prises dans les arrêtés sus cités. Cependant, le syndicat a fait une demande pour exploitation. Le ministre a répondu en leur rappelant le contenu des arrêtes signés un peu plutôt, notamment en son article neuf.

A travers cet acte, vous entendez non seulement  «sécuriser la production et l’approvisionnement de l’industrie locale, mais aussi, préserver la valeur ajoutée induite et les emplois». Comment comptez-vous procéder à la réalisation de ce projet?
Il faut dire que le ministère en lui-même n’a pas créé d’emplois. Ce sont en fait des emplois directs et indirects qu’ont généré les fonderies industrielles déjà installées au pays. Cela a été rendu possible grâce à l’interdiction de l’exportation de la ferraille. En 2005 nous avions trois fonderies implantées sur notre territoire. Aujourd’hui, on compte environ 8, parmi lesquelles Metafric Steel, les aciéries Prometal, Cometal, et Boem Steel. Selon les résultats des études faites par nos équipes de suivi,  les statistiques indiquent que les Aciéries et Prometal ont créé 875 emplois directs en deux ans. Maintenant, on attend la finalisation et le début de l’exploitation du fer de Mballam pour voir. En terme de chiffre d’emplois créés, c’est un peu difficile. Mais il faut retenir qu’au Cameroun, l’exportation de la ferraille est pour le moment interdite.
Propos recueillis par P.M.M.


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