BAGOUTOU DJEMBE
« Il n’existe
pas de problème entre le Minimidt et le Synefcam »
Le directeur de
la production industrielle parle du différend qui existe entre le ministère de
l’Industrie, des Mines et du Développement technologique.
Quelle est la
politique mise sur pied par le ministère
pour développer le secteur de la sidérurgie et de la métallurgie ?
Il y a deux ans,
le ministre Badel NDANGA NDINGA signait deux arrêtés portant interdiction de
l’exportation de la ferraille. Cet arrêté n’a pas rencontré l’adhésion du
Syndicat qui a exprimé son mécontentement en introduisant une plainte auprès de
la cour suprême. Où en êtes-vous avec cette affaire ?
Il n’existe pas
de problème entre le Minidt et le Synefcam. Notre ministère n’est jamais allé
en justice. En fait, le ministre a pris
ces décisions pour deux principales raisons : il s’agit premièrement de fournir
la matière première aux fonderies locales. Et aussi d’éviter des actes de
vandalisme des biens publics. On a vu ça à Mbalmayo avec les chemins de fer, à
Bafoussam avec les rouleaux de câbles électriques. Avant que le ministre ne signe, ils
(exploitants) faisaient ces choses parce que ça leur rapportait de l’argent. Or
on en a besoin ici. Bon, ils ont décidé d’aller se plaindre. Mais le Premier
ministre s’est saisi de l’affaire. Et c’est ainsi qu’il a signé le 23 mars
2010, une décision demandant au ministre de l’industrie d’appliquer strictement
les mesures prises dans les arrêtés sus cités. Cependant, le syndicat a fait
une demande pour exploitation. Le ministre a répondu en leur rappelant le
contenu des arrêtes signés un peu plutôt, notamment en son article neuf.
A travers cet
acte, vous entendez non seulement
«sécuriser la production et l’approvisionnement de l’industrie locale,
mais aussi, préserver la valeur ajoutée induite et les emplois». Comment comptez-vous
procéder à la réalisation de ce projet?
Il faut dire que
le ministère en lui-même n’a pas créé d’emplois. Ce sont en fait des emplois
directs et indirects qu’ont généré les fonderies industrielles déjà installées
au pays. Cela a été rendu possible grâce à l’interdiction de l’exportation de
la ferraille. En 2005 nous avions trois fonderies implantées sur notre
territoire. Aujourd’hui, on compte environ 8, parmi lesquelles Metafric Steel,
les aciéries Prometal, Cometal, et Boem Steel. Selon les résultats des études
faites par nos équipes de suivi, les
statistiques indiquent que les Aciéries et Prometal ont créé 875 emplois
directs en deux ans. Maintenant, on attend la finalisation et le début de
l’exploitation du fer de Mballam pour voir. En terme de chiffre d’emplois
créés, c’est un peu difficile. Mais il faut retenir qu’au Cameroun,
l’exportation de la ferraille est pour le moment interdite.
Propos
recueillis par P.M.M.
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