Le «Mposs»
Une alternative
au chômage
Secteur
d’activité devenu lucratif au Cameroun, nombre de jeunes pour vivre se ruent
dans le recyclage des tonnes de ferrailles qui jonchent les poubelles et les
rues des grandes villes camerounaises.
La pratique de
cette activité ne nécessite aucune formation
professionnelle. Il suffit juste d’avoir une bonne maîtrise des circuits de
récupération, d’achat et de revente, ainsi qu’une bonne connaissance des métaux
récupérables. Louis, un jeune ferrailleur de Douala, explique : «Il
faut savoir distinguer le fer de l’aluminium et du bronze pour ne pas perdre
son énergie, son temps et son argent». Pour éviter ces pertes, certains ont vite fait de trouver des raccourcis en
achetant les chutes auprès de certaines entreprises. « Moi je n’achète pas de
ferraille en détail. J’ai des clients auprès de grandes entreprises de la place
où j’acquiers de la ferraille hors d’usage. Après l’achat, je paie les services
de jeunes chômeurs qui se chargent de sélectionner le fer que je revends à mes
clients, qui parfois sont des recycleurs étrangers ou des vendeurs de pièces
détachées. Né d’un père ferrailleur, il se souvient avoir intégré ce métier
tout petit sous la tutelle de son père.
Si à l’image d’Alassane, le métier nourrit bien son homme, ce n’est pas
toujours le cas pour certains qui se rabattent sur la petite ferraille qu’ils
ramassent dans les marchés, les poubelles, les rues et qu’ils revendent aux
grands ferrailleurs.
P.M.M.
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