lundi 31 décembre 2012

quand le recyclage et l art ne font q'un

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Dieudonné Fokou
Quand le recyclage et l’art ne font qu’un
Issu d’une famille de grands sculpteurs et architectes de la région de l’Ouest du Cameroun, Dieudonné Fokou, donne vie aux métaux en service dans les poubelles. 
Ce créateur contemporain utilise des objets de «récup’» (ferraille) de toutes sortes, ou tout ce dont on semble ne plus avoir besoin. Il utilise la fonte de bronze pour modeler ses personnages parfois à taille humaine, du tissage, de la brasure et de la soudure des matières ferreuses. Prennent alors vie des créations qui entre modernisme et tradition, témoignent de la vie quotidienne des gens, des relations humaines, de l’état intérieur des êtres humains qui l’entourent, très sensible à ce qui les touche, leurs états d’âme, leur misère.
Après l’obtention de son baccalauréat D en 1992, Dieudonné FOKOU,  n’aurait certainement jamais imaginé faire autre chose que de la médecine. Après plusieurs tentatives de formation à l’étranger, l’histoire ne lui offre pas l’occasion de réaliser son rêve. De retour au Cameroun en 1994, l’enfant de Bamendjou commence à faire de la peinture pour passer le temps. Il commence alors à arpenter les sentiers de l’art plastique. En 1998 D. Fokou va ainsi s’inscrire à la faculté des arts de l’université de Yaoundé I où il va rencontrer Jean Kouam Tawadje, un enseignant d’art plastique qui deviendra son mentor. Si les moyens ne permettent pas au futur artiste plasticien de se payer les études universitaires, J. K. T. va en effet lui offrir le moyen de suivre une formation pratique. De cette formation il recevra des éléments nouveaux pour créer ses œuvres avec la sensibilité d’un professionnel. En 1999 lors d’une exposition de son mentor au Hilton de Yaoundé, Dieudonné reçoit la permission de présenter une de ses œuvres à l’exposition. A cette occasion, son premier tableau est le seul à être vendue. Il goûte pour la première fois au fruit de ses réalisations.
 L’art ne faisant pas vivre son homme au Cameroun, Dieudonné fait de la peinture en bâtiment pour assumer ses charges familiales. En 2004, alors qu’il effectue des travaux de peinture dans une école publique japonaise en construction, le plasticien se retrouve dans l’atelier des ferrailleurs. C’est le déclic lorsqu’il voit des bouts de fils de fer trainer. Il comprend directement l’orientation qu’il doit donner à son art : faire parler les outils de la « récup’». Dans cette nouvelle orientation il rencontre Joseph Francis Sumegne, un autre mentor, qui lui apprend que toute œuvre d’art doit dégager une humeur pour attirer l’attention du public. En décembre 2007, il assiste Sumegne à l’occasion du SUD2007, pour la finition de La Nouvelle Liberté, sculpture monumentale d'art public implantée au rond-point de Deïdo (Douala). À 41 ans, le jeune plasticien  espère que le meilleur reste à venir.
Prix et distinctions
2006 : 2ème prix du concours international de l’ICCPPC
2005 : 1er prix de sculpture au 18ème concours d’art du CPS de Mbalmayo
2000 : Prix d’encouragement au 14ème concours d’art du CPS de Mbalmayo

P.M.M.



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