lundi 31 décembre 2012

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Entreprises
Une ruée vers « l’or gris »
Coûts d’approvisionnement faibles, production moins polluante… et image de marque valorisante. Les industries du recyclage se banalisent au Cameroun.
Depuis le sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique en janvier 2010, le recyclage a le vent en poupe. Chaque jour ou presque, on apprend qu’un groupe industriel de référence dans le monde se lance dans “l’éco-responsable” : les cannettes de coca sont fabriquées à base d’aluminium recyclable, Chrysler utilise les carcasses de véhicules pour fabriquer ses modèles. Pour tous, l'intérêt est triple : le coût des matériaux recyclés est inférieur à celui des matières premières vierges, leur production est moins polluante, ce qui  valorise l’image de marque de ses groupes internationaux, par ailleurs très polluants. Ainsi, d’après nos confrères de France 24, la production d'une tonne d'acier recyclé émet environ quatre fois moins de Co2 que celle d'une tonne d'acier de première fusion.
Conscient de cet atout et du potentiel ferreux  du Cameroun,  nombre d’entreprises se sont lancées dans le recyclage de la ferraille sur les berges du Wouri.  Ainsi, le fer produit par les aciéries du Cameroun est fabriqué à base de ferraille recyclée.  Aujourd’hui, le pays qui, en 2008 comptait  3 entreprises de transformation de la ferraille dispose désormais d’une dizaine d’entreprises, d’industries spécialisées dans la transformation de la ferraille. Dont les plus grandes sont Prometal, Cometal, les Aciéries du Cameroun…Une implantation qui a vite fait de grossir le portefeuille économique du pays de 17 milliards en 2008 à 25 milliards F Cfa en 2012.
Pour satisfaire la demande de la clientèle, ces industries travaillent en collaboration avec des structures artisanales,  spécialistes de la collecte et du transport des déchets ferreux.
P.M.M.

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